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BIO

Poésie dans les mots, rock n’roll dans l’attitude.

Sensible et sauvage.

Emilie Marsh c’est la douceur d’une voix mêlée à

l’énergie scénique d’une GuitarHeroïn.

Une chanson qui parcourt l’échine comme une

décharge électrique.

Elle prépare actuellement son deuxième album

"NEVΛDA" qui raconte l'histoire fantasmée d'un 

road trip amoureux.

© Alexandre Attias

 

C’est une amoureuse qui roule. Tenue en éveil par des mélodies immédiates et

une énergie rock’n’roll, les rugissements du moteur. Elle s’appelle Émilie Marsh, et elle réinvente aujourd’hui ce qu’est le Nevada. Un état américain, direz-vous. Or, la

musicienne d’origine franco-britannique n’y a jamais mis les pieds. Nevada, pour ce

véhicule qui n’existe plus, ce vintage qu’on recherche sans cesse, mués de nostalgie.

Nevada, parce que « va » inscrit la musique et les textes d’Emilie Marsh dans un

mouvement qui se poursuit, quelle que soit sa destination. Du moins si elle y

parvient…

Car Nevada, c’est l’histoire d’une femme qui prend la route pour retrouver l’être

aimé, avant de se laisser désorienter par ses pérégrinations et changer de trajectoire.

Finalement, le point d’arrivée ne sera peut-être pas celui qu’on croit. Piste après piste, Émilie Marsh révèle de nouvelles facettes de son jeu d’autrice, compositrice, chanteuse et multi-instrumentiste. On la découvrait par bribes sur son premier album éponyme, paru en 2019, on l’envisage dans son entièreté plurielle grâce à Nevada. « C’est la première fois qu’un disque me ressemble autant », confesse-t-elle. Parce qu’elle aime partager le studio, elle a travaillé avec un autre musicien surdoué, réalisateur et mixeur, Sébastien Collinet. Ensemble, ils ont façonné un Nevada déjà produit seul par Émilie.

Ils ont aussi rassemblé, le temps d’une journée, des chanteuses devenues

d’enthousiastes choristes : Buridane, Pascale Abécassis, Clou, Inès Desorages, Garance, Claire Joseph, Karen Lano, Latchmy, Lonny, Marilyne Maillot, Skye…

Bercée par les westerns visionnés en boucle durant le confinement, Paris-Texas

de Wim Wenders, la musique de Ry Cooder, les road movies, de Pierrot le Fou à

Thelma et Louise, Émilie Marsh crée une narration musicale au rythme implacable et multi référentielle – en cela, elle fait écho au cinéma de Tarantino qu’elle affectionne.

« Je cherchais un contraste entre l’intérieur intimiste de la voiture et l’extérieur, lié aux grands paysages américains, réels ou fantasmés, explique-t-elle. Celui entre le jour et la nuit, dont je suis amoureuse. Celui entre les couplets, qui se permettent des tonalités plus basses, et les refrains, larges et libérateurs. » Ces mariages contraires font de ses chansons des hymnes immédiats, portés par la légèreté, parfois ironique, de la pop, dotés d’une énergie rock’n’roll que ne renierait pas Dani. De l’icône de la chansonfrançaise, Émilie Marsh a beaucoup appris au fil de leur collaboration sur scène, puis sur l’album Horizons dorés. Notamment à ressentir l’image dans la musique.

Entrecoupé d’interludes, des Errances enregistrées sur iPhone sous la carcasse

d’une voiture, improvisées puis retaillées à la serpe, Nevada s’amuse des humeurs et

des personnages. Le fil rouge, c’est la voix d’Émilie Marsh, capable de multiples

variations. Tube instantané, Nevada est une invitation au voyage, tant géographique que sentimental, souligné de riffs vénéneux. « L’horizon va changer de place / La nuit dévale sur la terrasse Je t’attends et je fume / Il est trop tard pour repartir / Trop tard pour espérer dormir », entonne-t-elle dans la danse, existentialiste et effrénée, d’Ironie. Pour paraphraser Baudelaire, les choeurs de Tout commençait la nuit nous emportent comme une vague, avec Émilie comme prêtresse de la mélodie électrique qui, sur Salam Saravah devient chaman, avant de laisser libre cours à la fièvre stellaire de (La nuit) Tombée de haut : « Qui me sauverait des eaux / Me ferait nager plus loin/ Qui m’aura sur son dos / Demain. » jusqu’à la flamboyante conclusion de Danser Marco.

Au programme également, deux duos avec des artistes dont Emilie admire le

parcours comme la personnalité. Mélancolie sur la Riviera est partagé avec La Grande Sophie : « Je l’ai découverte quand j’étais eu lycée, et je suis heureuse de partager avec elle qui m’a donné envie de monter sur scène, dont la musique m’a toujours influencée, une ballade où des messages se croisent… » Quant au saccadé Héros, il bénéficie de l’intervention de Gaëtan Roussel, écouté dès l’adolescence par Emilie, et qui a aussitôt accepté.

Parmi les influences d’Emilie, du son et des mots : Anna Calvi, Sylvia Plath,

Catherine Ribeiro (muse de Dunhill), Arthur Rimbaud, Blaise Cendrars, Isabelle

Mayereau, dont elle reprend la trépidante Chevrolet Impala, Apollinaire, Henri

Michaux… Par sa recherche de vocabulaire, le manque voulu d’articles, le parti pris

énumératif et nominal, s’impose l’écriture poétique d’Émilie Marsh, qui a toujours été la sienne – rappelons qu’elle a étudié la littérature et qu’elle a été, à peine vingtenaire, lauréate du concours national Poésie en liberté.

Nevada paraît sur le fabuleux label FRACA !!!, co-fondé en 2018 par Émilie,

Katel et Robi, et où les voix féminines sont mises à l’honneur. Malgré les contraintes

des responsabilités induites, Émilie est « fière d’être indépendante ». De choisir son

équipe, fidèle au poste, de Sébastien Collinet au directeur artistique Alexandre Attias.

De jouir d’une liberté créative qui lui a permis de faire de ce second album un récit

passionnant. Road trip musical, il nous embarque avec lui sans boussole, sans qu’on neveuille plus jamais s’en séparer.

 

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